Sapin de Noël 2019

Dimanche , premier jour de Décembre, la petite Sophie se rue sur ses pendouilles brodées, toute contente de les retrouver ; viiiite montage du sapin

Je vous laisse trouver celles de cette année

Et encore plein de place pour les prochaines ( j’aurais dû les compter en les sortant du sac, je dois en être à une trentaine )

l’automne au jardin

Dame pantoufle nous invite à une nouvelle session du jeu des cinq sens; après l’été, c’est logiquement ? oui, bravo, l’automne ( je vous avais un peu trop aidés, c’est écrit dans le titre )

  • le toucher

les plumets du miscanthus sont tous doux, ils me font penser aux cheveux de Clémence quand elle me demande de les lui tresser pour qu’ils soient ondulés le lendemain

  • le goût :

première gelée, les nèfles peuvent être consommées ( même pas en rêve vous me faites manger un fruit blet , berk berk berk )

  • l’ouïe

derniers festins pour les hérissons avant l’hibernation. crrrp ccrrp crrrp , le bruit des croquettes qui se font broyer . Chéri a baptisé celui ci la râleuse, parce qu’elle grogne beaucoup ( non pas que chéri soit un expert ès hérissons, mais il a associé le ronchonnement au féminin, pour des raisons qui m’échappent )

  • l’odorat

est-ce que ça ne sentirait pas l’humus et l’omelette aux champignons ? celui-ci sent peut-être l’aller simple pour les urgences, pas touche

  • la vue

Il pleut, beaucoup, souvent , et tant mieux; après l’été qu’on a passé ça me parait une bénédiction . Il y avait des petits diamants dans le physalis ( l’amour et les diamants vont si bien ensemble ).

Qui n’a pas encore joué ?

Et je brode aussi

novembre est là, les bulbes sont plantés ( yess! ) , il est temps de poser ses fesses dans un fauteuil, ressortir son tambour et penser à augmenter le nombre de pendouilles sur son sapin de brodeuse.

Opération numéro un , finir celle entamée l’année dernière . Il s’agit du Santa de 1999 de Prairie Schooler . Petite parenthèse, c’est aussi le mois de Movember, alors on se laisse poustache ( oui, je sais, je fais dans le barbu toute l’année mais là encore plus )

Donc, dépoussiérage de ma meilleure ennemie, la machine à coudre , et hop! un petit nouveau dans ma collection :

Et puis, cri de joie quand j’ai retrouvé le gingerbread cookie de Little House Needleworks, j’avais oublié que je l’avais brodé l’année dernière et qu’il n’attendait plus qu’un petit peu de couture et…hohoho, une petite coquetterie : tiens, si je lui mettais un petit noeud ? inratable à la fourchette :

hop hop !

et petit dernier , le pepermint twist de Little House Needleworks brodé….bon sang, c’était il y a deux ans, là il y a vraiment de l’abus ! . Vous vous souvenez sans doute que j’avais hésité entre mettre le sucre d’orge ou ne pas le mettre ( bien sur que non vous ne vous en rappelez pas, je ne me souviens déjà pas de ce que je brode, comment le pourriez-vous ? 😉 ). Et bien j’ai changé d’avis, je l’ai mis parce qu’à quoi bon l’acheter pour le laisser dans un tiroir ?

hop hop hop ! la machine ronronne, je suis lancée, presque sans m’énerver

Et bien je suis contente de moi ! ça n’arrive pas souvent , surtout en couture. Je crois que je vais continuer ce rythme de broder une année et finitionner celle d’après ( ou la suivante, hum ), j’adore ce petit moment de surprise que je me crée.

Agités du bulbe

Dimanche je suis repartie sur les routes ( à peine remise de Chantilly la veille ) rejoindre des amis jardiniers afin de partager les bulbes que nous avions commandé. A la base j’étais restée raisonnable , je n’avais pris que des alliums et des hyacinthoides en mélange, pas de tulipe parce qu’il faut les remplacer chaque année ( enfin ça dépend lesquelles me direz vous ), que les erreurs sur les coloris arrivent de plus en plus ( et que j’en ai marre de faire des trous. La fainéante en moi n’est jamais loin et me sauve de pas mal de bêtises )

allium nectaroscordum
Hyacinthoides hispanica mixed

Patricia s’étant laissée aller à un enthousiasme qui dépassait finalement son budget et la taille de son jardin ( des centaines de bulbes à caser dans son jardin de poche, je pouffe discrètement parce que c’est pas gentil de se moquer ) , j’ai pioché dans son stock pour l’ alléger un peu . Laurence avait trop d’aulx de différentes tailles ( du petit ail jusqu’aux grandes tailles ) , nous avons fait 50/50 ( que l’on peut cumuler avec l’appel à un ami, comme dans le célèbre jeu télévisé ), et ainsi de suite…

Allium eros
allium Miami
Aliium Atropurpureum

vous le voyez venir ? jusqu’à ce que je reparte avec des tulipes, évidemment.

ah ça, moi quand j’ai décidé d’être inflexible on ne me fait pas plier ….

Verone
Havran
Mascotte

Aucune des photos n’est de moi, puisqu’on n’est pas au printemps et qu’au moment où vous me lisez j’erre dans mon jardin, les épaules basses, sacs de tulipes à la main à me demander où je vais bien pouvoir les planter ( vous pouvez pouffer, sans discrétion aucune )

Retour de flamme

Compagne obligée des fêtes des plantes, la carriolette !

la mienne c’est celle de gauche. Quand je serai grande j’en ferai sans les petites roues, comme Charlotte…photo honteusement volée à Patricia

non seulement elle a la même qualité que le Tardis ( si vous êtes non-fan du Dr Who, je vous aide, le Tardis est plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur ) mais en plus c’est une excellente entremetteuse . Je ne compte plus le nombre de mariages harmonieux qu’elle a crée : on entasse, on empile, on se rend compte que ça va bien ensemble et il n’y a plus qu’à mettre au jardin ( il y a aussi la possibilité que je sois un génie de l’association mais c’est peu probable ) . Petit retour sur ce tournez-ménages de la carriolette :

l’aster dumosus Néron et la persicaire pink éléphant . Quoi de mieux que Néron pour mettre le feu à l’automne , je vous le demande ? Et sans doute n’ai-je pas vu assez d’éléphants roses dans ma vie mais je ne vois pas de trompe dans la forme de la fleur…Enfin, ça n’est pas grave, j’aime inconditionnellement les persicaires et la verticalité indispensable qu’elles donnent au jardin

J’ai très longtemps cherché le solidago fireworks et je l’ai enfin trouvé chez François Lemaitre à St Jean ( maintenant que je l’ai je la vois partout cette plante, pppfff ) et j’ai acheté en même temps l’aster golden spray. Avant d’être butiné le coeur de l’aster est jaune pâle et l’accord est juste parfait ( enfin moi j’adore, c’est très lumineux )

l’aster Kylie est un peu pâlichon sur ma photo, il est un plus rosé en vrai ( une variation de roses pâles même ), mais je lui trouve un côté assez fade tout seul . il vient se frotter, mais sans se piquer , au rouge brun du berbéris Admiration. D’habitude j’évite les arbustes épineux mais là je l’ai choisi à dessein, je l’ai planté juste devant ma stipa gigantea dans le but de décourager mes chats d’y jouer ( rêve fou, avoir une stipa sans raie au milieu, avec des épis bien droits et nombreux… c’est compris les affreux ? maman est fâchée ! )

Un chrysanthème inconnu donné par Lo avec la spirée betulifolia Island, une scène pour devant de massif, les deux étant assez bas . La spirée a été un vrai coup de foudre sur le stand des Hennebelle ( encore, toujours ) , les variations de couleurs sont à tomber.

l’heure de l’hibernation a sonné pour ma carriolette, et moi je n’ai plus qu’à admirer toutes ces couleurs de feu au jardin.

Petit tapis presque gris

Je plante trop près du bord , les plantes dégoulinent sur l’allée et on a du mal à se faufiler alors que je me suis enquiquinée à faire une allée pavée. Je réaménage donc un côté du chemin avec des plantes rase-mottes qui ne vont pas traverser la rue pour aller chercher un boulot ( vu qu’elles en ont déjà un ici : faire une jolie bordure sage ).

Allez, tout le monde à quatre pattes, suivez moi :

Dans un merveilleux accord gris acier et menthe glaciale ( non non, c’est pas bleu 😉 ) une fétuque Elijah blue, un sédum Hab gray et un aster adustus nanus ( et des cailloux et des herbes, effectivement )

un nepeta calamintha et le cerastostigma plumbaginoides qui drageonne joliment ( bon, d’accord, il est un peu bleu lui )

Au deuxième plan ( c’est le « trou » dans la photo ) , j’ai planté des asters pyrenaeus Lutetia , il faudra attendre l’année prochaine pour voir si le coloris lilas et la hauteur s’intègrent bien. J’ai appris ensuite que c’était les préférés de Beth Chatto, donc ça sera parfait .

ça fait mal aux genoux les pavés, vous pouvez vous relever, en douceur.

Suzanne me fait de l’oeil

J’ai souvent du mal à transformer l’essai sur mes semis, mais je persiste : ce printemps j’ai tenté le thunbergia alata african sunset ( Suzanne aux yeux noirs en français , d’où ce titre si plein d’esprit )

Installée sous le porche de la maison , la pauvre plante s’est retrouvée privée de lumière à cause des travaux sur le toit, et ça a fortement retardé sa croissance. Mais bonne surprise, pour mon anniversaire :

d’une gousse verte émerge une pointe de couleur

oh, surprise, elle a les yeux vairons ma Suzie

allez, une poignée de tonnerre d’engrais pour l’encourager un peu

la voilà qui s’éclate, les boutons de fleurs se font plus nombreux et j’assiste à un coucher de soleil sur le lac Tanganyika ( oui, bon, on rêve comme on peut )

Le support est un reste de treillis à béton, c’est un peu court, il faudra prévoir plus grand pour l’année prochaine ( si le gel ne vient pas trop tôt j’aurais peut-être la chance d’avoir des graines de ma belle ).

le jardin des cinq sens

Dame pantoufle nous convie à un petit exercice de fin d’été et je m’y plie bien volontiers, j’enfile mon plus beau hennin et je me prends l’espace d’un instant pour la dame à la licorne, attentive à chacun des cinq sens dans le jardin :

  • l’ouïe : les graines de nigelles font un bruit sourd quand on les frôle , comme un grelot qu’on tiendrait entre ses doigts
  • le toucher : les échinops ritro ont un peu perdu de leur couleur mais ont gardé tout leur piquant, ouille pas touche
  • le gout : première salade du jardin dégustée hier, les limaces ne nous ont laissé que celles ci, les chicorées pain de sucre, tout ce qui était bien tendre n’a pas résisté à leur voracité
  • la vue : les coloris à cet endroit sont doux et chauds, il y a là tout ce que j’aime ( asters violetta, kaliméris blue star, sédum rose, physalis en orange et liquidambar encore vert clair
  • l’odorat : le rosier Munstead Wood n’a cessé de m’étonner, ses fleurs ont peu grillé finalement pendant la canicule, je m’attendais à pire, et le revoilà comme si de rien n’était , embaumant le jardin

à vous de jouer ?

la petite jardinière

J’avoue, je ne suis pas très géranium , pas très jardinière non plus . Enfin si, jardinière du dimanche , toujours, mais jardinière de bord de fenêtre pas trop.

Avec mon amie Laetitia nous avons participé à un rallye touristique où nous avons brillamment fini sur la troisième marche du podium, et parmi les lots récompenses figuraient des géraniums roses simples ( et une bouteille de bulles mais c’est une autre histoire ça )….hum, qu’est-ce que j’allais faire de ça ?

Et puis Lo m’a donné des géraniums double d’une couleur à tomber, Charlotte une impatiens, Laurence M une stipa….les cadeaux d’amitié c’est sacré , je n’allais pas laisser mourir tout ça ; j’ai encore une fois mis Chéri à contribution pour habiller une affreuseté en plastique et voilà le résultat :

la petite maison d’oiseau est un cadeau de Pascale ( et la couleur du géranium est d’un magnifique grenat velouté, la photo ne lui rend pas hommage )

une vieille palette, un zozio de chez Arrosoir et persil , une lanterne qui scintille le soir, une toile d’araignée , mes instructions presque claires et le talent de Chéri, et voilà, je l’adore ( la jardinière, chéri, tout )

la métamorphose du monstre

il y a deux ans ( je crois ) Guénolé avait organisé un jeu et j’avais gagné une hémérocalle surprise. Je l’avais plantée un peu au hasard près du rosier Sally Holmes et des hypericum galopants, pensant qu’elle serait surement dans les tons jaunes/orange…et puis je l’ai attendue, attendue…et l’été dernier :

mais kessécé ? le squelette d’un dinosaure ? une bête bizarre et menaçante ? ( flippée comme je suis j’ai immédiatement culpabilisé , me demandant quelle ânerie j’avais pû faire à la plantation pour avoir abimé comme ça mon cadeau )

à l’ouverture, ça ne ressemblait à rien, pas moyen de deviner au moins un semblant de couleur, bouton probablement infesté ( dans son livre, Guénolé parle des cécidomyies, ces petites mouches qui viennent pondre dans les boutons floraux, mais je n’ai pas eu la présence d’esprit d’ouvrir pour voir si c’était rempli de larves )

L’hémérocalle est une école de patience, j’ai donc attendu une année supplémentaire, et cette fois mon monstre a quitté ses guenilles :

je cherche un nom à mettre sur sa couleur et je ne sais pas trop, un orange brulé-saumon . En tout cas elle va bien là où je l’ai plantée et je la trouve bien jolie, merci Guénolé pour ce beau cadeau.