Nouveaux camassias

Cet automne j’ai succombé à la photo de camassias aux couleurs que je n’avais jamais vues. Quand il s’agit de coloris surprise l’attente est longue entre la plantation et la découverte, trèèèès longue.

Nous avons eu un printemps pluvieux , parfait pour les camassias, suivi d’une chaleur anormale , ouille moins bien. J’ai eu peur de ne rien voir du tout de ces nouvelles couleurs

Je crois que je viens de mettre un doigt dans l’engrenage, j’espérais avoir cette couleur grenat-magenta que l’on voit sur leur site et je risque d’avoir envie de tenter une nouvelle fois ma chance cet automne…

Couronne de Pâques

Je sais que mes amies m’attendent au tournant. Et bien non, cette année je ne me suis pas trompée de date pour Pâques ! haha ! et en plus je me suis fait une couronne pour la porte d’entrée ( le monde est vraiment tourneboulé en ce moment )

J’avais eu un coup de foudre pour les modèles squishy cute et j’en avais réalisé certains pour le Noël des jardinières

Il a fallu que je me mette des coups de pieds au derrière pour en refaire un pour moi plus tard et j’ai choisi la sittelle corse. ( je ne connaissais que la torchepot, que je n’ai jamais eu le bonheur de voir au jardin et je découvre grâce à ce modèle qu’il en existe d’autres )

Une vieille couronne, des oeufs d’oie , une branche de forsythia , un ruban et voilà

Dissidence

Dans mon massif violet, j’ai des tulipes Blue Diamond, plantées je crois il y a deux ans. Je suis faible, je ne me sens pas capable de les traiter comme des annuelles et de les jeter une fois la floraison passée. La canicule de l’été dernier a dû leur être bénéfique, presque toutes mes tulipes ressortent :

Elles ont un mois d’avance, c’est un sentiment mitigé, je suis heureuse de voir cette couleur si tôt mais en même temps elles sont un peu seules ( heureusement que les heuchères berry smoothy sont toujours là )

L’année dernière les floraisons et les feuillages, en avril, se mêlaient mieux

La pivoine Hana Daijin n’en finit pas de me décevoir, de moins en moins de branches, le porte greffe ressort pour la deuxième fois, il va encore falloir creuser et arracher ça ( d’ici à ce que je remplace toute la plante il n’y a qu’un coup de bêche )

Ce printemps est décidément plein de surprises, une des tulipes a décidé de sortir du lot, j’ai une mutante :

D’habitude je n’aime pas les tulipes flammées, mais maintenant que je la vois au milieu des autres, je lui trouve beaucoup de charme

jardinière de printemps

Je vous avais laissés, impatients et émerveillés ( un peu au moins ?, laissez moi rêver ) . Il s’en passe des choses en deux mois. Les crocus ont rapidement pendouillé dans leur boite de confit ( c’est un peu bizarre dit comme ça ) , j’avais oublié que ça fanait aussi vite et moche. Note à moi-même, pas de crocus à l’avant plan. Les jacinthes ont embaumé le porche pendant des semaines, ça c’était parfait ( note-bis à moi-même : renouveler l’année prochaine ), je commence à les enlever de la jardinière pour leur donner une gentille retraite au jardin.

Et puis j’ai eu un cadeau pour service rendu, par St Fiacre lui même ( je connais du beau monde, oui ), une primula little gem que je me suis empressée de mettre au milieu des feuillages :

pile-poil dans les bonnes couleurs, j’adoooore ! merci Lolo :-*

les bulbes ont poussé, les heuchères Mulberry et Topaze Jazz se sont bien développés, les heucherelles brass lantern et solar power ont fleuri

et là, vous les voyez ? cachées dans les narcisses, je les avais oubliées les coquines, les hyacinthoides hispanica :

Le Printemps est là !

le festin de Bébête

Je voulais vous montrer l’évolution des hellébores en une année . J’avais acheté le blanc en 2019 chez les Delabroye, une tige unique pleine de pompons. On guette tout l’hiver, on compte les pousses, on se demande si ça n’est pas un peu maigrichon :

Et sans crier gare, la magie s’engouffre dans les jupons et les voilà encore plus nombreux et froufroutants :

Celui ci-dessous, je ne vous l’avais pas montré l’année dernière . Je voulais un jaune clair avec un léger moucheté . Il y avait une deuxième tige fleurie dans le pot, qui me plaisait moyennement mais je l’ai pris quand même . Et cette année, même Pierre Lapin en reste baba :

la deuxième plante est nettement plus vigoureuse ( et plus jolie aussi, mais chuuut )

Comme j’aime bien regarder sous les kilts des garçons, je soulève, et hiii, horreur, des petites baveuses :

y’a du monde là dessous…beurk, beurk, trois fois beurk ! Je ne sais pas très bien si elles mangent les pistils ou si elles ont juste trouvé un abri contre la pluie mais c’est moche…Eloignons nous, laissons retomber les jupons…

une vraie star cet hellébore, il capte incroyablement la lumière ( coup de chance, entre deux averses il y a eu un rayon de soleil )

rendez-vous l’année prochaine pour suivre la croissance des nouveaux arrivants :

Chez François Lemaitre

Patricia m’ayant annoncé que le pépiniériste que nous avions distingué aux journées de Crécy faisait une porte ouverte de son jardin et de sa pépinière, j’ai sauté dans la Sophie-mobile, pris ma Patou en passant , et nous voilà parties en goguette ( et en Seine et Marne aussi )

les « grimpantes » que vous voyez sur le mur sont des camélias palissés :

les ficaires que nous avions récompensées sont montrées en situation et font d’excellentes compagnes pour les bulbes :

En ce moment bien sur, les narcisses, les tulipes botaniques, les hellébores; ici des ipheions et des crocus mélangés :

dans le jardin bleu, les anémones blanda et les jacinthes ( qui embaument )

François vole dans les massifs, nous raconte ses plantes préférés, testées et approuvées , ses coups de gueule aussi ( je ne peux pas répéter, ouille )

Il nous faudra revenir, parce qu’après les barrières bleues, un autre jardin attend son heure ( des asters, des graminées, miam )

Nous sommes ensuite allées sur le site de production de ses plantes, et là, comment nous décrire ? deux gourmandes dans un magasin de bonbons? , deux affamées dans une pâtisserie? , un vrai carnage ! Nous avions prévu un budget qui a bien sur explosé en vol, et avons été les dernières à partir, refaisant un dernier tour dans la serre, puis encore un dernier ( on est passées dans cette allée ? et est-ce qu’on n’a pas oublié de prendre cette plante, là, celle qui une fois rentrées à la maison, nous donnerait des regrets si on ne l’achète pas ??? )

La terre est encore gorgée d’eau, François nous a conseillé d’attendre avant de planter, ça nous laisse du temps pour nous renseigner sur nos belles et promener les pots pour leur trouver l’endroit adéquat.

Futures belles

Je n’ai pas pu résister quand Guénolé a proposé à l’achat des graines des croisements d’hémérocalles qu’il effectue. La publication des photos des parents était plus qu’alléchante,

et j’aime bien les surprises, alors je retente le semis cette année ( les précédents n’ont pas encore fleuri parce que je les avais mis dans des pots trop petits, mais j’espère les voir cet été )

Ci dessus les graines telles que je les ai reçues, mises à tremper dans de l’eau avec un tout petit peu d’eau d’oxygénée

très rapidement les germes sont apparus, il est temps de planter

contrairement à ce qu’on pourrait penser, la partie blanche renferme la future racine, donc on la met vers le bas. Un petit trou avec une baguette et c’est parti, puis on recouvre avec de la vermiculite pour éviter les mouches

et on n’oublie pas d’étiqueter . Cette année j’ai écrit directement sur le pot, parce que j’ai déjà retrouvé mes étiquettes dispersées dans le jardin, je vais essayer de ne pas répéter les mêmes erreurs.

rapidement, de jolis poireaux apparaissent. Bientôt tout ce petit monde ira dehors, mais ça, ça sera pour le printemps.

Mon Top

Le jeu du moment sur les blogs est d’égrainer nos 5 annuelles préférées ( Marie-Caude a donné le départ ici ), je vous présente mez chouchoutes :

Briza media : une graminée que l’on confond avec des brins d’herbe au début du printemps ( bien observer avant de désherber comme un bourrin 😉 ) et qui porte ensuite de jolis petits coeurs ( si on n’aime pas on trouvera que ça ressemble à des asticots et que c’est une drôle d’idée de mettre ça dans son jardin ) . Elle se ressème toute seule, et ça me ravit

Les nigelles : semis ultra facile en place, et plante qui se ressème toute seule à mon grand bonheur . Les bleues sont chez moi plus grandes et plus « volontaires » que les autres couleurs . Les blanches me viennent de Sylvaine, lors d’un échange de graines. J’ai aussi des roses mais assez chétives , malheureusement . Les anglais les appellent  » love in a mist », étant moi-même assez brouillonne, tout ce qui est brouillard me parle

Euphorbia stricta, cadeau des oiseaux ou du vent, elle se ressème beaucoup ( vraiment beaucoup, ce qui me permet d’en donner aux copains jardiniers ) , c’est une compagne extraordinaire pour toutes les plantes, elle est légère et sa couleur se marie avec tout

Les carottes sauvages , les blanches sont arrivées seules, les roses ( daucus carotta « Dara «  ) ont été semées par mes soins . Dans la même famille, les ammi, des ombelles vertes et blanches à semer en place en mars

Les tabacs. Une bien jolie découverte lors d’un échange de graines, encore une fois ( quelle mine ces échanges <3 ) . En photo ci dessous nicotiana Langsdorffii aux trompettes délicates jaune-vert , et nicotiana mutabilis , plus haut et bicolore . Cette année je commence dès maintenant le semis parce qu’ils ont fleuri tard et que je n’ai pas pu récolter de graines

Si vous avez envie de vous lancer dans les semis et/ou rêver devant de jolies photos, je vous conseille ce livre :

Si vous n’êtes pas rebutés par l’anglais ( et les températures en fahrenheit ) , le livre présente une soixantaine de plantes qui vous donneront envie d’envahir la cuisine et chaque point lumineux de la maison de petites terrines pleines d’espoir ( moi c’est déjà fait 😉 )

Rase-mottes

Depuis cet été, j’ai une nouvelle copine . Arrivée de je ne sais où, elle a longé l’allée que je venais de faire, la rendant bancale ; puis le potager, et tous les massifs , même pas gênée par les silex alors que moi dès que j’essaye de creuser, je suis stoppée par les cailloux . Elle est arrivée de l’autre côté du portail, mais elle a changé d’avis et a fait demi tour, retour dans notre jardin ( je la comprends, on est beaucoup plus sympas et bestiole-friendly que ceux d’en face )

Je l’appelle la bestiole parce que je ne sais pas ce que c’est, je ne l’ai jamais vue, mais elle me laisse des indices de son passage :

pof pof pof, les mottes apparaissent et se multiplient .

Les chats semblent entendre ses déplacements souterrains et sont fascinés, des heures à fixer la terre. Et puis d’un seul coup, la charge est donnée, l’opération bulldozer est lancée

la bestiole est toujours plus maline, y’a jamais personne au bout de l’hameçon. Et moi je ne suis pas plus avancée, taupe ou campagnol ? j’ai beau lire sur internet les différences entre les deux taupinières, je n’arrive pas à reconnaitre les miennes : terre fine ou en boudin ? juxtaposées ou alignées ? heu, les deux mon général ? trou de sortie rond ou ovale ? mais je ne le trouve pas !!!

Donc, pour l’instant, nous cohabitons , elle construit des châteaux de terre et je passe derrière pour tout étaler. La bonne nouvelle de ce travail à ras des pâquerettes c’est que j’ai vu que les fausses renoncules ont survécu à la sécheresse et ça me fait tellement plaisir :

petites feuilles noires en forme de coeur des ficaires-fausses renoncules

( est-ce que des crocus blancs, ou jaunes , ou des perce-neige ne seraient pas parfaits à cet endroit ? le noter pour l’année prochaine )

Jardinière d’hiver

Cet automne j’ai installé quatre heuchères dans ma jardinière, pensant faire un joli décor . Je n’ai même pas pris de photo tellement c’était, disons, décevant . Je n’avais pas réalisé avant de les planter que l’ensemble manquerait franchement de hauteur. J’ai pris quelques bulbes au jardin, rajouté trois jacinthes forcées, mais ça n’était toujours pas satisfaisant . Heureusement, Noël est l’occasion d’accessoiriser un peu et mes branches dorées ont donné un peu d’envolée :

Mais il faut bien démonter l’éphémère . Donc nouveau cogitage pour quelque chose qui me plaise. C’est une nouvelle fois grâce à chéri que l’inspiration m’est venue , sous la forme d’une boite de confit de canard ! J’avais depuis longtemps envie de planter des bulbes dans une boite conserve, et celle-ci était parfaite, grande , et surtout pas coupante à l’intérieur ( si vous avez déjà essayé de bricoler ce genre d’objet, vous comprenez l’importance du détail )

J’ai légèrement poncé la boite, appliqué une couche d’apprêt, deux couches de peinture de la chambre de Clémence ( l’avantage d’être toujours dans les travaux 😉 ), percé le fond, et en avant pour serrer tout le monde là dedans, ( bulbes de jardinerie parce que je n’ai pas été prévoyante , encore une chose à noter pour l’année prochaine )

et un peu de mousse pour faire joli

Je ne sais plus ce que j’ai mis comme bulbes dans la grande jardinière, des muscaris certainement , et des narcisses surnuméraires d’une commande ? tant mieux ça me fera une surprise au printemps