la petite jardinière

J’avoue, je ne suis pas très géranium , pas très jardinière non plus . Enfin si, jardinière du dimanche , toujours, mais jardinière de bord de fenêtre pas trop.

Avec mon amie Laetitia nous avons participé à un rallye touristique où nous avons brillamment fini sur la troisième marche du podium, et parmi les lots récompenses figuraient des géraniums roses simples ( et une bouteille de bulles mais c’est une autre histoire ça )….hum, qu’est-ce que j’allais faire de ça ?

Et puis Lo m’a donné des géraniums double d’une couleur à tomber, Charlotte une impatiens, Laurence M une stipa….les cadeaux d’amitié c’est sacré , je n’allais pas laisser mourir tout ça ; j’ai encore une fois mis Chéri à contribution pour habiller une affreuseté en plastique et voilà le résultat :

la petite maison d’oiseau est un cadeau de Pascale ( et la couleur du géranium est d’un magnifique grenat velouté, la photo ne lui rend pas hommage )

une vieille palette, un zozio de chez Arrosoir et persil , une lanterne qui scintille le soir, une toile d’araignée , mes instructions presque claires et le talent de Chéri, et voilà, je l’adore ( la jardinière, chéri, tout )

la métamorphose du monstre

il y a deux ans ( je crois ) Guénolé avait organisé un jeu et j’avais gagné une hémérocalle surprise. Je l’avais plantée un peu au hasard près du rosier Sally Holmes et des hypericum galopants, pensant qu’elle serait surement dans les tons jaunes/orange…et puis je l’ai attendue, attendue…et l’été dernier :

mais kessécé ? le squelette d’un dinosaure ? une bête bizarre et menaçante ? ( flippée comme je suis j’ai immédiatement culpabilisé , me demandant quelle ânerie j’avais pû faire à la plantation pour avoir abimé comme ça mon cadeau )

à l’ouverture, ça ne ressemblait à rien, pas moyen de deviner au moins un semblant de couleur, bouton probablement infesté ( dans son livre, Guénolé parle des cécidomyies, ces petites mouches qui viennent pondre dans les boutons floraux, mais je n’ai pas eu la présence d’esprit d’ouvrir pour voir si c’était rempli de larves )

L’hémérocalle est une école de patience, j’ai donc attendu une année supplémentaire, et cette fois mon monstre a quitté ses guenilles :

je cherche un nom à mettre sur sa couleur et je ne sais pas trop, un orange brulé-saumon . En tout cas elle va bien là où je l’ai plantée et je la trouve bien jolie, merci Guénolé pour ce beau cadeau.

le moment hot

la canicule est là, encore une fois, mais mon petit coin frais reste ombragé; ici quasiment pas de fleur, c’est très reposant visuellement :

le nouveau venu est le berberis « faisceau doré », acheté à Chantilly chez les Hennebelle, il apporte la lumière qui manquait à cet endroit .Je vous montre avant :

et quand j’ai posé l’arbuste dans le massif, encore dans sa tontine ( la toile marron visible sur la photo ), j’ai su que j’avais fait le bon choix :

photo du 20 mai, il pleut

c’est aussi le coin des persicaires, que j’adore: une dorée, une red dragon, une variegata et une trou de mémoire ( ça me reviendra, peut-être )

tout devant , l’heuchère chocolat ruffles donnée par Dany, elle devient de plus en belle

un mois plus tard, on remarque que le berberis est un peu moins jaune

l’hosta Empress Wu prend ses aises et éclipse un peu ses voisins , la jolie fougère ( polystichum pulcherrimum Bevis ) et l’ilex little rascal, même si les baveux essaient de lui faire une taille de transparence. D’ailleurs en parlant de baveux, j’en ai surpris deux en pleine scène torride:

je crois que je vais avoir plein de petits gourmands ( mais que font les hérissons ?? )

Nouveau look pour une nouvelle vie

vous vous souvenez, Mme Alfred Carrière, avant , c’était une dame un peu ronde à la robe froufroutante ,avec cette peau diaphane qui sied à une femme du monde

photo du Net

et bien c’est fini, au diable la vie mondaine de femme de financier, vive la simplicité et la couleur :

Si, si, c’est Mme Alfred Carrière, y’a son nom sur l’étiquette !

Bon, je vous explique, j’ai passé une « petite » commande chez Guillot, profitant de la promo sur les rosiers en conteneurs, et à la réception il semblerait qu’il y ait une erreur de casting ….je cherche, je cherche, qui est ma belle inconnue ( j’ai comme une frayeur, je lui trouve une grosse ressemblance avec american pillar )

fleurs groupées de 5-6 cm, quasiment pas de parfum (pour l’instant je ne saurai dire si elle est remontante ou pas, grimpante ou arbustive ) , est-ce que quelqu’un la reconnait ?

La vie en mauve

L’année dernière Charlotte m’a donné une plantoune en godet, me précisant que c’était une mauve…m’en avait-elle dit plus sur ce bébé que j’adoptais ? je ne sais plus, mais je m’attendais à une de ces petites plantes qu’on voit pousser spontanément dans ma campagne :

photo trouvée sur le net

Chose incroyable dans ce jardin où tout est plus petit qu’ailleurs ( je parle des plantes ) , la petite chose est devenue une géante, et l’ouverture de sa première fleur a été un régal :

ce violet bi-ton rend la couleur vibrante et j’adoooooore ça !

le nombre de boutons floraux est impressionnant :

Elle est belle en bouton, ouverte , fanée ; elle me fascine . La découpe des pétales à leur base laisse apparaitre le vert du calice, le pistil saillant lui donne un petit air d’hibiscus ( en mieux )

J’ai mis cette malva sylvestris var.mauritiana ( si je ne me suis pas trompée dans son identification ) dans le massif « mauve » ( mon imagination est sans limite, il faut bien l’avouer ) en compagnie du fagus roseo-marginata déplacé cet automne parce qu’il grillait au soleil

ils ont l’air de bien s’entendre.

( Lo a la même, mais la mienne est évidemment cent fois plus belle )

Yellow is the new black

La couleur tendance de ce printemps c’est le jaune ! Si ! y’en a partout, même là où j’en ai pas mis !

la tulipe brownie ( décrite comme un orange brulé, cuivre rosé et bronze avec une petite touche de jaune ) est sortie comme ça :

en faisant preuve de patience ( une bonne semaine ), on peut voir une évolution :

sur le site elle est comme ça ( c’est le moment où il faut retourner en arrière voir la première photo et comprendre que je riais jaune en la voyant éclore ) :

tulipes brownie, Marianne, lasting love, heuchère marmelade
une pointe de jaune qu’ils disaient !

Entre les tulipes Mystic Van Eijk, j’ai mis des tulipes daydream, pour créer une harmonie rosé pamplemousse rosé et abricot…et quelle couleur sort ? devinez…vous reprendrez bien un peu de jaune ? :

j’ai compris la leçon, j’attends que la couleur daigne apparaitre…

mais jaune très pâle avec le rose je trouvais ça joli aussi…

Erythroniums trognons

Vous vous souvenez de mes doigts coupés ? et bien ça y est , ils fleurissent ! quelle joie de découvrir la première fleur, je suis une petite fille qui reçoit son cadeau de Noël ( oui, on est quasiment à Pâques , c’était juste une façon de parler , ne chipotez pas )

erythronium white beauty

premier jour les pétales ressemblent au toit d’un temple asiatique, deuxième jour, hop, c’est une danseuse de flamenco qui lève les bras ( si si, essayez, ça le fait exactement ) :

Je pense que ça se voit sur mes photos, c’est une plante pour jardinier à quatre pattes; donnée pour 20 cm , chez moi elles font 14 cm au garrot ( j’ai vérifié ! )

Les jaunes sont plus grandes :

erythronium pagoda

J’ai bien pensé refaire la photo après avoir arraché l’ortie , mais finalement je la laisse, Lo pourra se moquer.

j’aime de plus en plus ce petit coin frais en vert/jaune/blanc

ah te voilà Pomponette !

on peut dire que je l’ai attendue, espérée celle là ! ah la coquine ! J’ai acheté l’année dernière les graines chez Sarah Raven, brillamment réussi le semis ( oui, je sais, c’est pas compliqué mais j’aime bien m’autocongratuler ) et installé la plante à l’automne au jardin. C’est une bisannuelle mais elle m’ a fait une fleur dès octobre:

Voui, vous aussi vous trouvez que ça n’est pas la peine d’acheter des graines pour se retrouver avec de la pâquerette de jardin ? ( j’aime bien les pâquerettes , c’est pas le problème, c’est juste pas ce que j’ai acheté )

La revoilà en mars, suspenssss, tension extrême, roulement de tambourins, on dirait qu’il y a beaucoup de pétales:

Ouiii, elle a fait des réserves cet hiver et la voilà toute ronde toute pimpante, je suis conteeeeeente :



Bellis perennis Goliath

Elles sont au pied de tulipes…non, je ne dis rien, parce que j’ai beaucoup de surprises dans les bulbes cette année, on va attendre…

beurre frais

Mi février, j’ai trainé toute la famille à la première journée porte ouvertes des Delabroye et je suis revenue avec trois nouveaux bébés, je vous présente l’un deux :

magnifique à tous les stades

On voit de loin ses jupons gonflés ( tutu, crème chantilly , vous pouvez y voir ce que vous voulez )

j’aime l’association avec le corylopsis paucifolia dont les clochettes commencent à s’ouvrir ( j’ai enlevé l’étiquette depuis, c’était incongru dans un jardin si distingué )

à ses pieds , des doronics donnés par Marylin H. , qui vont s’ouvrir en étoiles jaunes

et un pachyphragma que j’ai failli arracher tellement il ressemble à une « mauvaise herbe » ( ses feuilles se font boulotter et ne ressemblent plus à rien )

allez, encore une photo parce qu’il est cro cro beau !

Ça pousse, et pas en silence

Celui qui claironne haut et fort l’arrivée du printemps ici c’est le prunier sauvage, une espèce de cochonnerie qui drageonne de partout, mais je lui pardonne quand je le vois éclater comme ça :

ça bourdonne très fort là dedans , et les fleurs embaument. Quand les pétales tombent , ils font un tourbillon de neige qui me ravit.

Nous avons enchainé les coups de vents, c’est pas la tempête de 1999 bien sur, c’est juste une répétition de stress pour le jardin. Craaaac, le vieux prunier près de l’entrée a finit par céder, on s’est aperçu que seul le lierre le tenait debout en fait . Je suis contrariée parce qu’il abritait les naissances des petits merles.

Et puis Kilmanorck , qui s’est mis à pencher de plus en plus . Comme le béton c’est tendance, j’ai commencé par mettre un parpaing à son pied pour le retenir, puis deux ,

puis chéri est venu à ma rescousse pour faire un haubanage de fortune. Je ne sais pas combien de temps on peut laisser ça, une saison ? est-ce qu’il va se redresser ou va-t-il totalement se coucher ?

En attendant je fais un gros nettoyage à l’intérieur , où il y a énormément de bois mort ( qui contribue peut-être à le faire pencher ? )

à moins que ça ne soit le poids des escargots qu’il abrite qui le déséquilibre ?

Allez matelot Kilmarnock, accroche toi à la barre, je n’ai pas envie de me passer de tes chatons :

Salix caprea Kilmarnock