Frimas

le voilà, il est arrivé , le premier froid . Un degré en dessous de zéro et le jardin change, il me fait le numéro du givre mou ( quel vilain mot pour un si joli phénomène )

Je ne me lasse pas des volutes que me déroule le banc devant la fenêtre ; il souffle, il exhale, il joue comme les enfants à faire semblant de fumer

les constructions invisibles apparaissent…

Le soleil donne la même couleur aux gens ?, et bien le froid aussi , mes chrysanthèmes ont le bout du nez froid :

Pompom Girl ( au dessus ) continue de me faire des blagues et essaye de se déguiser en  » poésie rose » , mais on ne me la fait plus, je sais où chacun loge maintenant ( grâce à Thierry Delabroye qui m’a éclairée; et je n’oublie plus de prendre les étiquettes sur son stand maintenant )

avant le gel , en haut , grosse probabilité qu’il s’agisse de « white tower » , en dessous « poésie » donné par Charlotte
les mêmes, après la pluie et le froid

la nature ralentit et se concentre, à moi les soirées cheminées-tisane-broderie-livre de jardinage…

Brins d’herbe

encore en retard sur tous les articles que j’aurais dû faire, alors vite avant que la belle lumière de l’automne ne s’échappe, profitons-en, un petit tour des graminées :

Je crois que c’est la première année que le miscanthus kleine fontäne est aussi bariolé ( n’importe quel non-jardinier verrait des brins d’herbes mi-secs, il faut être un peu décalé du bulbe pour y voir du rouge, du jaune, de l’indigo, du vert, tout l’arc en ciel et s’en extasier )

A St Jean, j’ai eu la chance qu’Anthony me propose un miscanthus zebrinus, je pensais juste un éclat , mais c’est carrément une vraie belle plante qu’il m’a donnée , elle a trouvé sa place auprès de la pivoine arbustive ( sans nom, fleurissant jaune ), de l’hamamélis Rochester et de Pierre Lapin qui lui  ne cesse de déménager ( il ne tient pas sur ses pattes, il doit avoir des chaussures à bascule, il a dû abuser d’une liqueur de salsepareille , et passe son temps à choir )

De St Jean j’ai aussi ramené un calamagrostis brachytricha , j’ attend ces milliers de diamants qui sont nos meilleurs amis et qui viennent l’illuminer à la moindre humidité mais c’est la lumière qui passe dans ses tiges qui me charme pour l’instant :

J’ai depuis très longtemps au jardin un panicum squaw , j’y tiens d’autant plus qu’il vient du Clos du Coudray maintenant fermé; je l’aime beaucoup ( déjà il se plait chez moi, c’est une grande qualité à mes yeux  ) ,

il se marie très bien aux asters quand ses pointes rougissent  ( ici avec un semis de september rubin, graines venant de chez Sylvaine, il y a un violet vibrant qui est apparu au milieu de la couleur  » normale » j’adore cette surprise )

mais aussi avec les tithonia; cette annuelle est une découverte pour moi, merci Fany pour les graines, sa couleur rappelle les petites flammèches du panicum :

c’est de la couleur qui claque, je vous l’accorde, ça pourrait faire saigner les yeux d’une jardinière-pisse-vinaigre mais dans un jardin sans chichi où les butineurs abondent c’est parfait ( je pense même l’essayer à côté de l’aster andeken an alma potscke , j’ai des envies de fuchsia et de orange )

Ramené de Chantilly, un  schyzachirium twilight zone ( arf, je sais c’est encore une herbe multicolore, mais celle là est plus petite, et il n’en restait que deux sur le stand, Lo et moi avons voulu rendre service au monsieur en le débarrassant. Si c’est pour rendre service c’est pas pareil . Photo prise à l’arrache ce matin, la plante est encore dans sa tontine, je ne sais pas où la mettre, pour l’instant )

Après plusieurs essais  dénués de plumets, je pense renoncer aux pennisetum ( le pépiniériste de l’autre jardin me confirmant que le manque d’eau en été les empêche de fleurir ) mon avant dernière tentative était le « tall tails » dont je vous livre le résultat, des plus exubérants ( vous pouvez rire ) :

( oui, avant dernière tentative parce qu’il me reste un semis de pennisetum macrorum, on verra )

intermède cocooning

En promenant mon carex prairie fire pour lui trouver une place, j’ai trouvé ceci à l’intérieur :

je ne pense pas l’avoir ramené de St Jean avec la plante, peut-être est-il tombé d’un arbre chez moi ? 

Il y avait une petite ouverture, avec mille précautions j’ai jeté un oeil ( allez savoir si une araignée mangeuse de jardinière ne s’y cachait pas, prête à bondir ? )

plus de bête à l’intérieur, mais un cocon de papillon un peu parti en miettes. La partie  » poilue » à droite est ce qui reste de la chenille . Après quelques recherches sur le net je pense à une écaille mais si quelqu’un a plus de précision, je prends.

Au boulot !

Après les fêtes des Mureaux et de St Jean de Beauregard, il faut planter les emplettes. Premier servi l‘ilex little rascal ; j’ai très peu de persistants au jardin, et celui là est bien tentant, peu piquant , pas très grand et de jolies couleurs automnales ( pas encore là comme vous le voyez )

Ensuite un petit sambucus lemony lace, au feuillage découpé comme un érable ( enfin presque ) :

Je voulais absolument remplacer le liquidambar slender silhouette que j’ai perdu ; j’avoue, je l’ai acheté sans savoir où j’allais le mettre mais forcément pas à l’endroit où l’autre avait grillé…J’ai tournicoté dans le jardin, le pot entre les mains, et là :

Dans cet infâme fouillis où l’Achillée ptarmica avait tout envahit , j’ai relevé les bras ( oui, je fais partie de cette engeance qui baisse quelquefois les bras ), le défi, les manches de mon T-shirt et yup-barbatruc :

de la place pour mettre un liquidambar, un aster magic purple, un rudbeckia little henry, deux heuchères guacamole :

le rudbeckia fait des petites spatules au bout des pétales, je ne l’avais pas remarqué en l’achetant, ça ajoute encore à son charme :

au pied du sédum qui est là depuis longtemps ( autumn joy ?  , je ne suis plus très sure ) deux heuchères qui végétaient en attendant que je leur trouve une place ( une caramel et une peach flambé je crois ) ; ce ne sont pas des achats récents mais comme c’est le même massif je ne suis pas trop hors sujet :

Mon carnet de jardin me dit que je n’ai pas tout planté et que je ne vous ai pas tout révélé ( le teaser de folie ! vous sentez arriver le nouvel article ? )

oui, c’est un peu la classe, j’ai un carnet de jardin; pas vous ? ( vous non plus vous n’avez pas de tête ? )

l’indéfinissable

Comment je vais la décrire ? tout d’abord elle vient de chez Guillot, et c’est une belle bête : plantée à racines nues fin avril 2017 ( un peu limite quoi ), elle ne m’en a pas voulu et a fleuri dès la première année

Puis-je dire qu’elle est Parme même si elle s’appelle Florence ? Elle n’est ni mauve ni grise ni rose, ou alors un peu les trois ?

Après quatre jours d’orages, elle est toujours fringante

le coloris colombin du fenouil vient la caresser, le vert chartreuse ( de Parme ? non, toujours pas ) la réveille. ( petite digression, colombin, c’est la couleur gorge de pigeon, vous n’étiez pas partis sur une autre piste moins glamour au moins ? )

Elle tient compagnie à Reine des violettes, et toutes deux sentent la vraie rose ( surtout pas la violette, pouh ! )

Je n’aurais pas parié un kopeck sur le fait de mettre ce coloris au jardin et pourtant, elle me charme. Les consolida semés au pied ne semblent pas vouloir lever, je compte sur la floraison du baptisia derrière pour donner de la profondeur à l’ensemble.

Rosier Florence Delattre, de chez Guillot

fêtes des mères 2018

Elle m’avait promis un collier de nouilles, cuites, et au beurre. Et voilà ce que je découvre en ouvrant mon paquet :

quelle drôle d’idée ! ( c’est pas comme si je leur glissais du Yotam par ci , Yotam par là ) ( en plus y’a pas de recette de nouille au beurre dedans, ppfff )

A Chantilly, j’avais acheté le livre sur les papillons, et je l’ai feuilleté avec Clémence, et ma poulette, toujours attentive , a bien noté que j’étais fascinée par les papillons aux antennes en forme de peigne :

Alors elle a fait un dessin, pour sa maman et la mamie qui était présente , hop! une fidonie :

le papillon s’ouvre :

c’était un présage, parce que le soir je courais dans le jardin, lançant des « ho » , « là » , essayant de prendre une image arrêtée d’un machaon que je n’osais espérer , mais il était si agité que mes photos sont bien médiocres :

moralité, le fenouil et les valérianes continueront à ressemer là où ils voudront 🙂

SOL 2018

Je m’améliore, cette année je ne m’inscris pas la veille de la clôture ( je serais peut-être dans les 100 premières l’année prochaine ? )…Si vous êtes aussi bien organisé(e) que moi, il est encore temps, tout est expliqué chez la cheffe

Au menu je vous propose :

des akènes de clematis tangutica

des graines de nicotiana sylvestris blanc :

des graines de consolida dark blue :

des Ridolfia segetum :

En mémoire d’Alain, une petite sauge, salvia viridis blue :

en espérant régaler quelques gourmands…. ( je file me goinfrer sur les vôtres 😉 )

And the winners are :1,8,17,21,24,35,45,53,62,68,72,94,105,117,121,127,129

Et bien plantez maintenant !

c’est bien beau de remplir sa charriote, c’est qu’il faut faire rentrer tout ça dans le jardin maintenant !!

Butin de Chantilly :

le petit aster pretty Wendy ( la faute à qui ?? ) , la graminée » muhlenbergia reverchonii undaunted », la persicaire  high society, les chrysanthèmes poésie rose et high tower ( ou pompom girl ? ), l’aster super star , et le callicarpa cardinal.

Pluss :

l’aster snow flurry, planté très rapidement parce que j’ai déjà cassé deux branches pendant le transport, j’espère qu’il se montrera moins fragile à l’avenir :-/

Plusspluss :

mon précieux, mon tout beau pennisteum tall tails !! Il a voyagé côté passager pour rentrer à la maison, fier comme un p’tit banc, quelques épis flottant négligemment par le carreau entrouvert, humant le bon air du périphérique, un côté Isadora Duncan roulant à tombeau ouvert ( huhuhu ), la fin tragique en moins. Je l’ai posé un peu n’importe où quand j’ai déchargé la voiture, et le lendemain matin, voilà la vision que j’ai eu buvant mon café :

Il a trouvé sa place ! Si on vire le rosier qui fleurit rouge et qui jure dans ce massif, il sera parfait avec les asters violetta . Juste à côté se trouve le physocarpus ( Midnight ) qui tranche avec le blanc-jaune du chrysanthème :

Ouaip !ça me plait bien comme ça ( enfin sans le sac en plastique 🙂 ), avec le côté rigide et sombre des barrières arrosoir et persil . j’aurais voulu le faire exprès, ça aurait pas été mieux !

Ca n’était pas prémédité mais le reste de mes achats étaient dans les tons roses ( mon indécrottable côté fille ) , je les ai mis tous ensemble :

J’ai planté le muhlenbergia là où se trouvaient déjà les asters Monte Cassino, les gaura et une persicaire blanche, de l’aérien avec du presque transparent; y’en a toujours un qui bouge ou qui n’est pas dans le cadre ( ou alors c’est la photographe qu’est pas douée, mais cela ne se peut )

Pendant que j’éclusais avec modération quelques bouteilles de champagne avec les copines, Chéri réceptionnait ma commande promesse de fleurs , juste quatre collections de tulipes ( bon sang, j’ai oublié de prendre des black parrot, nooooon !!! ) ( photos prises sur le site ) :

je réalise seulement maintenant que ça me fait 140 bulbes à planter !! sans parler des muscaris ramenés de St Jean…bon, ben , allez !!

La der’

Chantilly clôt la saison des fêtes des plantes et ma foi, c’était un beau final. Pour l’occasion ( et pour toutes celles à venir évidemment ) , j’ai investi dans une carriole parce que mes bras n’en peuvent plus de porter mes craquages successifs :

Les copines avaient eu la gentillesse de m’attendre à l’entrée, hop hop hop, c’est partiii !

Je commence par le stand des Delabroye :

ouille, tout est beau et on a envie de tout acheter !! je « me limite » à deux asters, deux chrysanthème , une graminée toute vaporeuse et une persicaire.

Juste à côté, la pépinière spécialisée en graminée, « l’autre jardin » :

le pennisetum tall tails dont je rêvais, il est là, il me tend les bras et les épis ! hop dans la carriole ( boudiou il pèse un âne mort l’animal )

serait-il déjà midi ? il est difficile de renoncer à une habitude, il est donc l’heure du champagne chez Tonnerre d’engrais :

Nous avons un don de clairvoyance, nous arrosons le ruban d’argent de Thierry avant même de savoir qu’il l’a obtenu :

Thierry n’en croit pas ses yeux, il a besoin de mes lunettes :

Nous partons déjeuner pour éponger tout ça, puis nous prend l’envie d’un café ( enfin surtout d’une tarte accompagnée de chantilly, et d’un café ). Nous passons de l’autre côté du chateau, c’est un autre univers :

Au hameau, enfin la récompense de quelques minutes d’attente, nous pouvons photographier notre graal ( on fait genre on n’a pas envie de se jeter dessus comme des sauvages ) :

c’est ici que commence l’expérience 2.0 , la chantilly défie la gravité !! ( pourquoi 2 point zéro ? c’est le nombre de kilos en plus sur la balance le lendemain de l’expérience )

Nous repartons toutes légères ( la chantilly c’est comme le confit, c’est pas gras ) continuer nos emplettes et nos remplissages de mirettes :

tu as vu, Pascale, une belle paire !

La journée avance vite, il faut faire des sacrifices, choisir entre aller voir les très riches heures du Duc de Berry, assister à une conférence , manger de la chantilly, faire un atelier ? Nous terminons en beauté :

ma princesse repart avec une couronne dont elle est très fière 🙂

Nous rentrons fourbues mais tellement contentes de cette journée . Un gros merci à Charlotte pour le concours qui nous a permis de venir 🙂

A la faveur de l’automne

Heureusement que septembre revient fidèlement me réconcilier avec mon jardin, il est tellement moche l’été qu’il me prend parfois des envies de le monsantiser, et de le bouyguiser; le round up et le béton me décevraient sans doute moins. Enfin revoilà l’automne et sa belle lumière, ses couleurs chaudes, les projets de bulbes pour le printemps, youhouhou 🙂

première bonne surprise; le chrysanthème Clara Curtis donné par Sylvie F. ce printemps s’est bien développé, je ne m’attendais pas à avoir autant de fleurs sur une seule branche :

autre très bonne surprise, l’aster jardin d’ailleurs donné par Marie-Noelle est d’une santé incroyable :

même la bourrache en rosit de bonheur :

De la fête des plantes des Mureaux, j’ai ramené une anémone ( de chez Arno et Viviane, ainsi qu’un aconit stainless steel et un actea James Compton à qui j’ai coupé la tête pendant le trajet retour , gloups  ) que j’ai réussi à infiltrer  au chausse-pied entre une spirée et une ageratina chocolate ( trouvée chez Thierry Denis l’année dernière )

Depuis le temps que je lorgnais sur ces boules de verre, j’ai même trouvé mon prince aux Mureaux:

j’ai aussi craqué pour un prunus kojo no mai ( chez les Hennebelle, fatalement ), ici en compagnie du geranium macrorrhizum-envahisseur mais dont le feuillage le fait bien ressortir et de l’aster lady in black qui vient lui sussurer  à l’oreille :

L’aster Vasterival déteste la solitude et il sait se trouver des copains spontanément, ici avec l’aster mauve de Judith :

où là avec Fellowship :

Andeken an alma Pötschke ( comment vous dites ? allez-y répétez, je vous écoute ) s’écroule sur le sedum josé aubergine et j’aime bien son absence totale de décence :

Au jeu des différences, je vous donne l’aster pink button et l’aster coombe fishacre ( donné par Maryse H. ), pas simple :

et là ? par rapport à la première photo de l’article ? vous voyez la différence ? ( un indice, c’est poilu ) :