Celui qui claironne haut et fort l’arrivée du printemps ici c’est le prunier sauvage, une espèce de cochonnerie qui drageonne de partout, mais je lui pardonne quand je le vois éclater comme ça :

ça bourdonne très fort là dedans , et les fleurs embaument. Quand les pétales tombent , ils font un tourbillon de neige qui me ravit.

Nous avons enchainé les coups de vents, c’est pas la tempête de 1999 bien sur, c’est juste une répétition de stress pour le jardin. Craaaac, le vieux prunier près de l’entrée a finit par céder, on s’est aperçu que seul le lierre le tenait debout en fait . Je suis contrariée parce qu’il abritait les naissances des petits merles.

Et puis Kilmanorck , qui s’est mis à pencher de plus en plus . Comme le béton c’est tendance, j’ai commencé par mettre un parpaing à son pied pour le retenir, puis deux ,

puis chéri est venu à ma rescousse pour faire un haubanage de fortune. Je ne sais pas combien de temps on peut laisser ça, une saison ? est-ce qu’il va se redresser ou va-t-il totalement se coucher ?

En attendant je fais un gros nettoyage à l’intérieur , où il y a énormément de bois mort ( qui contribue peut-être à le faire pencher ? )

à moins que ça ne soit le poids des escargots qu’il abrite qui le déséquilibre ?

Allez matelot Kilmarnock, accroche toi à la barre, je n’ai pas envie de me passer de tes chatons :

Salix caprea Kilmarnock