Rase-mottes

Depuis cet été, j’ai une nouvelle copine . Arrivée de je ne sais où, elle a longé l’allée que je venais de faire, la rendant bancale ; puis le potager, et tous les massifs , même pas gênée par les silex alors que moi dès que j’essaye de creuser, je suis stoppée par les cailloux . Elle est arrivée de l’autre côté du portail, mais elle a changé d’avis et a fait demi tour, retour dans notre jardin ( je la comprends, on est beaucoup plus sympas et bestiole-friendly que ceux d’en face )

Je l’appelle la bestiole parce que je ne sais pas ce que c’est, je ne l’ai jamais vue, mais elle me laisse des indices de son passage :

pof pof pof, les mottes apparaissent et se multiplient .

Les chats semblent entendre ses déplacements souterrains et sont fascinés, des heures à fixer la terre. Et puis d’un seul coup, la charge est donnée, l’opération bulldozer est lancée

la bestiole est toujours plus maline, y’a jamais personne au bout de l’hameçon. Et moi je ne suis pas plus avancée, taupe ou campagnol ? j’ai beau lire sur internet les différences entre les deux taupinières, je n’arrive pas à reconnaitre les miennes : terre fine ou en boudin ? juxtaposées ou alignées ? heu, les deux mon général ? trou de sortie rond ou ovale ? mais je ne le trouve pas !!!

Donc, pour l’instant, nous cohabitons , elle construit des châteaux de terre et je passe derrière pour tout étaler. La bonne nouvelle de ce travail à ras des pâquerettes c’est que j’ai vu que les fausses renoncules ont survécu à la sécheresse et ça me fait tellement plaisir :

petites feuilles noires en forme de coeur des ficaires-fausses renoncules

( est-ce que des crocus blancs, ou jaunes , ou des perce-neige ne seraient pas parfaits à cet endroit ? le noter pour l’année prochaine )